Gabon : Ndong Sima déclare la guerre à la corruption administrative et se donne 60 jours pour tout changer

Le 28 janvier 2025 restera une date-clé pour l’administration gabonaise ! Raymond Ndong Sima, Premier ministre de la Transition, a lancé un ultimatum sans précédent aux cadres de l’État : 60 jours pour réformer ou disparaître. Face à une administration paralysée par la corruption, les lenteurs et le clientélisme, le chef du gouvernement a sorti l’artillerie lourde lors d’une réunion explosive avec secrétaires généraux et inspecteurs à Libreville.
Les révélations chocs : Des inspecteurs généraux juges et parties ? Ndong Sima dénonce leur implication dans des « rétro-commissions » et une gestion opaque : « Comment pouvez-vous contrôler ce que vous gérez vous-mêmes ? ».
Des manuels de procédures fantômes : Malgré les textes de 2000 et 2005, les règles sont ignorées. Le PM exige leur mise à jour » sous 60 jours « , sous peine de sanctions. Fin du favoritisme : Un système de notation » équitable » pour les fonctionnaires sera imposé, priorisant la méritocratie.
Un message clair : « Cela ne peut continuer. Je vous mets en garde », a tonné Ndong Sima, appelant à une » purge des pratiques déviantes » pour restaurer l’intégrité. Une offensive alignée sur les directives du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui veut faire de 2025 l’année de la rupture.
» Et maintenant » ? Si certains saluent ce coup de balai salutaire, d’autres doutent : l’administration, gangrenée depuis des décennies, peut-elle vraiment renaître en deux mois ? Une chose est sûre : » le compte à rebours est lancé ».
Agnès Koumba